Pays de la Loire :
nos experts bénévoles
ECTI Pays de la Loire : l’expérience en partage
Les Pays de la Loire, une région qui mêle des paysages variés : des marais salants et des plages, des bocages et des terres agricoles, des territoires industriels et des vignobles qui épousent les rives de la Loire. La Loire, c’est un trait d’union entre tous ces paysages.
Dans cette région, 130 seniors (en 2024) aux parcours diversifiés, animés par le désir d’être utiles, unissent leurs expériences et leurs compétences au sein d’ECTI Pays de la Loire. Une raison d’être à leur engagement : donner des ailes aux projets favorisant l’action économique et sociale sur leur territoire. ECTI, un trait d’union entre le désir d’engagement des seniors et les besoins d’accompagnement des entreprises, des associations, des organismes de formation, des collectivités locales en Pays de la Loire.
ECTI Pays de la Loire est organisé en
cinq délégations territoriales
Nos actualités dans les Pays de la Loire
Missions réussies avec ECTI
Un Plan Communal de Sauvegarde à Oudon (44)
Oudon, petite commune de 3720 habitants, située à l’Ouest d’Ancenis, vit débarquer en 2025 une équipe d’adhérents d’ECTI de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire, emmenée par Philippe Sablayrolles, référent PCS en Loire-Atlantique. La mission de l’équipe : assister les responsables de la mairie dans la mise à jour d’un PCS ou Plan Communal de Sauvegarde.
Un PCS ou un PICS (Plan Intercommunal de Sauvegarde), toutes les communes et les inter-communalités ont l’obligation d’en rédiger un. Cette obligation est d’autant plus urgente que nous avons vu ces dernières années une augmentation des catastrophes naturelles : tempêtes, inondations, incendies sur le territoire national, situations qui exigent des maires de prendre des mesures de sauvegarde des habitants.
Le Code Général des Collectivités Locales a défini dans son article 1er, l’objet d’un PCS :
“ Le plan communal de sauvegarde organise, sous l’autorité d’un maire, la préparation et la réponse au profit de la population lors de situations de crise
Ce plan comprend une analyse des risques qui porte sur l’ensemble des risques connus auxquels la commune est exposée et des risques propres aux particularités locales”
Pourquoi et comment intervient ECTI ?
Une commune manque parfois de ressources intellectuelles, techniques et aussi de temps pour s’atteler à la rédaction d’un PCS. Et c’est là qu’ECTI intervient. Dans la commune d’Oudon, une convention a été signée avec ECTI 44 le 23 mai 2024 avec une fin de mission prévue en juillet 2025. Philippe Sablayrolles rappelle les limites de l’intervention d’ECTI :
“Nous ne sommes pas là pour rédiger les documents puisque la rédaction est à la charge de la commune. En faisant eux-mêmes la rédaction, cela permet aux membres de la commune de bien s’imprégner de ce qui est écrit. On leur amène un canevas qui a été élaboré par ECTI Ce canevas est constitué de fiches qui sont plus ou moins pré-remplies et qu’il faut adapter. On leur amène aussi une méthode de travail. Et on leur propose des réunions qui permettent de valider les préconisations”.
Quel est l’intérêt pour Oudon de faire appel à l’association ECTI ?
“Le fait que l’on amène un canevas déjà tout fait, un document qui fait 130-140 pages, avec un certain nombre de documents à adapter ou que les communes peuvent prendre tels quels. Ca leur permet de structurer leur travail. Le fait qu’on leur amène notre expérience – on a fait plusieurs PCS dans le 44 et dans le Maine-et-Loire. On leur amène une expérience et une connaissance du domaine de la gestion de crise qui leur permet d’arriver facilement au bout de ce travail et de disposer après huit à dix mois d’un document exploitable. Ce qui les intéresse également, c’est qu’on fasse un exercice de simulation de crise, ce qu’on fait quasiment systématiquement, quelques mois après la fin du PCS. Quelque soient les communes où nous sommes intervenus, nous n’avons pas eu de retour négatif. Au contraire, cela leur a fait gagner du temps, les documents élaborés sont complets et bien adaptés à leurs besoins” .
Quel est l’objectif d’un PCS pour une commune ?
“La commune doit être capable de réagir très rapidement à tous les aléas climatiques ou industriels : les inondations, les tempêtes que l’on a vu récemment. L’idée c’est que la commune puisse disposer d’un document pour réagir vite….de prendre les premières mesures pour la sauvegarde de la population. Le maire est chargé de la sauvegarde de la population et non des secours, les secours étant du ressort de la gendarmerie, des pompiers, de différents corps de l’Etat et des régions. Le but c’est d’avoir un catalogue de risques qui ont été préalablement identifiés : inondations, incendies, feux de forêts, accidents industriels. Pour chacun de ces risques, on établit une liste avec des actes réflexes. Quand un incident survient, le maire sort cette liste et active la cellule de gestion de crise, que l’on appelle poste communal de commandement et est en mesure de faire face à tous les aléas pour sauvegarder la population” .
Quelle a été la démarche pour mener la rédaction du PCS à Oudon ?
C’est au sein d’un Comité de Pilotage créé dès le départ de la mission que la réflexion est menée entre les élus et du personnel municipal d’un côté et les experts d’ECTI d’autre part. Une mission de rédaction de PCS suit une démarche structurée qui passe par plusieurs étapes principales :
1° le diagnostic des risques potentiels sur la commune
2° la définition des secteurs de la ville et la recherche d’habitants jouant le rôle d”alertants”
3° la définition des ressources communales pour assurer la sauvegarde de la population
4° l’élaboration d’une stratégie d’alerte de la population
5° la validation du PCS
Il y a fallu cinq réunions du Comité de Pilotage entre novembre 2024 et juillet 2025 pour produire un document qui permettra le jour venu de déclencher le PCS en cas de risques naturels ou industriels sur la commune. L’activation du PCS obéit à une procédure rigoureuse :
1° Evènement catastophique
2° Information des services compétents
3° Evaluation de la situation
4° Activation du PCS
L’activation d’un PCS en cas de crise climatique ou industrielle repose sur l’intervention du personnel communal et de personnes-ressources, les “alertants”. C’est là que réside la principale difficulté pour la commune.
“ Il s’agit de mettre en œuvre le système d’alerte pour la population. Pour cela on peut utiliser des moyens techniques : SMS, Internet. Mais il faut partir du principe que cela peut ne pas marcher, en cas de tempête par exemple. Donc il faut mettre en œuvre un système d’alerte physique, en sectorisant la commune, en trouvant des gens qui sont volontaires, et c’est la principale difficulté. A Oudon, ils ont défini 31 secteurs, il fallait trouver une soixantaine d’alertants, prêts à prévenir les gens. Ce que l’on fait en général, c’est établir une sectorisation, trouver une dizaine d’alertants qui pourront intervenir, en espérant que toute la commune ne soit pas concernée par l’aléa climatique ou industriel”.
Est-ce que mener une mission PCS exige des compétences particulières ?
Les missions PCS font partie des missions chez ECTI qui ne demandent pas de compétences métiers, mais des compétences génériques largement partagées chez beaucoup d’adhérents. Malgré tout, il faut quand même maitriser la méthode d’élaboration d’un PCS et connaitre l’organisation d’une commune.
C’est par la transmission de savoirs et le partage d’expériences que quelques adhérents de Loire-Atlantique se sont formés au PCS en profitant de l’expérience des collègues de Bretagne qui maîtrisaient le sujet depuis plus longtemps.
Philippe évoque son parcours personnel qui lui a permis de devenir le référent PCS en Loire-Atlantique : “J’ai été officier pendant quarante ans dans l’armée de terre. Souvent j’ai été amené à travailler sur des planifications d’engagement, de l’anticipation. A partir du moment où on parle planification, engagement, les ressorts sont quasiment toujours les mêmes. J’avais une connaissance du principe de planification et d’anticipation, mais pas adapté aux communes. C’est pourquoi avant de prendre la main sur la question des PCS , j’en ai suivi deux avec des gens qui étaient déjà formés.Cela m’a permis d’acquérir la connaissance de l’organisation communale et donc la capacité de mener ce genre de projets”.
Intérêt pour les adhérents d’ECTI
La philosophie d’ECTI, c’est de permettre à tout adhérent nouvellement arrivé de participer à des missions qui suscitent son intérêt mais qui ne sont pas nécessairement dans la continuité de son parcours professionnel.
“Pour être à même de mener un PCS, il faut en avoir fait deux ou trois, de manière à acquérir tous les réflexes et toutes les connaissances. Le premier intérêt est la découverte de l’organisation communale qui varie en fonction des communes. Le deuxième intérêt réside dans le travail sur la planification et l’anticipation des risques en cas de catastrophe”.
Cette collaboration entre adhérents d’ECTI a commencé avec un premier PCS sur la commune du Pouliguen en Loire-Atlantique ; la mission était alors pilotée par des adhérents du Morbihan. Plusieurs missions se sont ensuite enchaînées et ont permis à plusieurs “Ectiens” en Loire-Atlantique de se former grâce à la constitution de binômes entre un adhérent expérimenté et un adhérent débutant.
Conclusion
ECTI en région Pays de la Loire a acquis une expertise incontestable en matière de PCS Après Oudon, d’autres communes ont sollicité ECTI en Maine et Loire et en Vendée. ECTI a également débuté la rédaction d’un PICS en Maine et Loire avec la participation des Ectiens du 44 et du 49. Cela fait aussi partie de la philosophie d’ECTI : développer des coopérations entre différents territoires.
Nous contacter
Les animateurs de la délégation régionale ECTI Pays de la Loire sont à votre disposition pour toute demande d’adhésion ou d’accompagnement de mission.
Martine Coillot
Déléguée régionale Pays de la Loire
paysdeloire@ecti.org


